Lüdenscheid (Allemagne), le 30 septembre 2026 –Mobiles, ordinateurs portables, écouteurs sans fil, batteries externes ou cigarettes électroniques fonctionnent avec des batteries au lithium. Dans le transport aérien, elles sont considérées comme des marchandises dangereuses et ne voyagent que sous certaines conditions. SOMUVA UG (haftungsbeschränkt) résume ce que stipulent le BOE, l'Agencia Estatal de Seguridad Aérea (AESA), Aena, l'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) et l'Association du transport aérien international (IATA).
De l'OACI au BOE
La norme de référence est constituée par les Instructions techniques pour la sécurité du transport aérien des marchandises dangereuses de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), Document 9284. Le Règlement (UE) n° 965/2012 les intègre au droit de l'Union par une référence dynamique. En Espagne, la Direction générale de l'aviation civile les publie au BOE ; l'édition 2025-2026 est parue au BOE n° 300, en date du 13 décembre 2024. L'AESA veille à leur respect par tous les acteurs, y compris les passagers.
Le 27 mars 2026, le Conseil de l'OACI a approuvé un amendement concernant les batteries au lithium transportées par les passagers et l'équipage. Cet Addenda n° 1 a été publié au BOE le 7 mai 2026 et est applicable depuis le 27 mars. L'IATA publie également sa Réglementation pour le transport des marchandises dangereuses (DGR) ; la 67e édition est en vigueur depuis le 1 janvier 2026.
Appareils : de préférence en cabine
Selon Aena, les mobiles, tablettes, ordinateurs portables ou appareils photo peuvent voyager en cabine et, sous certaines conditions, également en soute. La batterie de chaque appareil ne peut dépasser 100 Wh, ou 160 Wh avec l'autorisation de la compagnie aérienne. Dans les bagages enregistrés, l'appareil doit être complètement éteint, et non en veille, si sa batterie dépasse 2,7 Wh. Aena et l'EASA recommandent de les transporter en cabine.
Les wattheures résultent de la multiplication de la capacité en ampères-heures par la tension nominale : une batterie de 5.000 mAh (5 Ah) et 3,7 V a 18,5 Wh. Si la valeur en Wh ne peut être vérifiée, la compagnie aérienne peut refuser le transport, selon l'IATA.
Batteries de rechange et powerbanks : uniquement en cabine
Les batteries isolées et les powerbanks ne doivent jamais aller dans les bagages enregistrés. Chaque unité doit être protégée contre les courts-circuits : dans son emballage d'origine, avec les bornes couvertes par du ruban adhésif ou dans un sac ou étui individuel. L'Addenda réglemente désormais les powerbanks séparément des batteries de rechange : au maximum deux par personne et interdiction de les recharger à bord. Leur utilisation à bord pour charger d'autres appareils figure dans l'Addenda en tant que recommandation (« ils ne devraient pas être utilisés ») ; Aena, en revanche, présente cela comme non autorisé pendant le vol.
Les batteries de rechange de plus de 100 et jusqu'à 160 Wh nécessitent l'autorisation de la compagnie aérienne, avec un maximum de deux par personne. Pour celles jusqu'à 100 Wh, les chiffres publiés ne coïncident pas. Le tableau 2.3.A de la DGR en admet jusqu'à 20 par personne, et davantage avec l'autorisation de la compagnie. La page de l'EASA pour les passagers mentionne, quant à elle, un maximum de deux batteries de rechange et powerbanks par personne au total. La limite applicable à chaque vol est indiquée par la compagnie aérienne.
Powerbanks de 100 à 160 Wh
Sur ce point, le texte publié au BOE et l'IATA suivent des voies distinctes. Selon une note de l'Addenda, les limites en Wh s'appliquent également aux powerbanks ; un modèle de plus de 100 et jusqu'à 160 Wh peut donc voyager avec l'autorisation de la compagnie. Le guide de l'IATA pour les passagers de 2026 les marque cependant comme interdits. L'IATA annonce en outre que cette possibilité ne sera pas intégrée à la 68e édition de la DGR, qui entrera en vigueur le 1 janvier 2027. Elle rappelle également que chaque compagnie peut imposer des conditions plus strictes et conseille de ne pas ranger les powerbanks dans les compartiments supérieurs. Au-delà de 160 Wh, les batteries ne peuvent être transportées qu'en tant que fret.
Ce qui ne va pas en soute
Les cigarettes électroniques avec batterie ne sont pas non plus admises dans les bagages enregistrés. Le tableau 2.3.A de la DGR les autorise en cabine sans autorisation de la compagnie aérienne, protégées contre toute activation accidentelle. Selon Aena et l'EASA, elles ne peuvent être rechargées à bord. Dans les aéronefs de compagnies espagnoles et sur les vols partagés avec des compagnies étrangères, la disposition additionnelle douzième de la Loi 28/2005 interdit également la consommation de dispositifs susceptibles de libérer de la nicotine.
Si le bagage à main ne tient pas en cabine et est envoyé en soute à la porte d'embarquement, l'EASA recommande aux compagnies aériennes d'indiquer aux passagers de retirer préalablement les batteries au lithium. Aena rappelle qu'il est interdit de voyager avec des batteries endommagées, défectueuses ou retirées du marché par le fabricant. Si une batterie gonfle, chauffe excessivement ou dégage de la fumée, l'EASA conseille d'en informer immédiatement l'équipage ou le personnel de l'aéroport.
À propos de SOMUVA UG (haftungsbeschränkt)
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